MERCI, MON CHER SYMPTOME

Vincent COLICHE. Médecin Endocrinologue. Psychothérapeute. Conférence 15 Juin 2014. Paris

Je remercie Jean-Marc Henriot de m’avoir demandé en tant que médecin clinicien de vous parler du symptôme.

 

Introduction

La médecine est attentive aux symptômes qui permettent de remonter à une maladie due à un dérèglement physiopathologique .Et derrière la maladie, la médecine s’intéresse maintenant à l’être humain et donc au malade (Education thérapeutique du patient). Derrière le symptôme, il peut y avoir aussi un comportement qui entraine une maladie qu’il faut donc comprendre pour le prendre en charge.

Le symptôme en médecine est donc un signe, un signal, présenté par le patient, indiquant que quelque chose ne va pas bien, dysfonctionne, une maladie par exemple. C’est une sorte de « feu clignotant », signalant qu’il faut faire attention et trouver ce qui trouble l’équilibre de la santé du patient. En somme il invite à chercher son origine sous-jacente.

 

L’erreur, et la tentation, serait de vouloir faire simplement disparaître le symptôme. Imaginons, comme le propose à peu près Freud, que vous ayez un système d’alarme à votre maison et que la sirène d’alarme se déclenche indiquant que des intrus, des voleurs, cherchent à pénétrer ; quelle serait la bonne réaction ? La sirène hurle et fait un bruit infernal. Si la réaction consiste à débrancher l’alarme, ou à la bourrer de coton, sous prétexte qu’elle casse les oreilles, alors il y a de fortes chances pour que la maison soit dévalisée tranquillement par les voleurs.

 

Donc la première chose à faire c’est de respecter le symptôme pour essayer de comprendre ce qu’il veut dire. Tant qu’on n’a pas compris le sens du signal, vouloir faire disparaître celui-ci risque d’aggraver la situation.

 

Mais comme le symptôme dérange, il est bien souvent tentant de vouloir le faire taire, le faire disparaître, c’est ce que réclame fortement le patient.

 

Le symptôme en psychologie

 

En psychanalyse, le symptôme est une « formation de compromis » entre le désir devenu inconscient souvent parce qu’il était vécu comme interdit et la manifestation de ce désir par un trouble du corps ou de l’esprit, entre une partie refoulée qui cherche à s’exprimer et les mécanismes de défenses qui veulent empêcher celle-ci. Le symptôme est une sorte de mixte entre l’expression déguisée, masquée, de la partie interdite, à travers la manifestation symptomatique, et l’expression majoritaire qui cherche à imposer sa loi.

 

En psychothérapie, nous pouvons transposer ces diverses définitions sur un mode plus facilement appréhendable. Nous pourrions dire alors, et je vais m’en expliquer, que le symptôme est issu du conflit entre quelque chose qui cherche à s’exprimer (une maladie en médecine, une partie reniée de notre caractère en psychologie) mais qui entre en lutte avec un système dans le but est de ne pas être déstabilisé.

 

Le choix de nos caractéristiques psychologiques

 

Comment tout cela s’est-il mis en place ? Ces conflits internes, sources de symptômes, entre une partie reniée, refusée, ou refoulée, et un système en place conscient et majoritaire, sont liés à la manière même dont nous nous sommes structurés psychologiquement.

 

On peut schématiser cela en trois étapes :

 

  1.  Mélanie Klein reprend et développe ce que Karl Abraham avait repéré dans le stade oral et qu’il avait formalisé en notions de pré-ambivalence et d’ambivalence.

  2. La phase schizo-paranoïde (Premier trimestre de la vie) : le bébé ressent des angoisses terribles qui sont plus que la non satisfaction du désir telles que Freud le décrit ; Mélanie Klein légitime sa souffrance : le bébé pleure, crie, hurle, il exprime une douleur réelle, authentique .Contrairement à la croyance partagée par beaucoup, le bébé n’est pas heureux et sans conflits, c’est le contraire qui est vrai ,et ceci aura des conséquences dans notre vie d’adulte ;

Le bébé se sent persécuté par l’environnement et par son propre moi ; c’est son incapacité à comprendre sa douleur, à expliquer « rationnellement » sa souffrance qui est à l’origine de son sentiment de persécution (le coté paranoïde)

Pour isoler le danger, il se clive (le coté schizoïde) ; le clivage est un mécanisme de défense qui permet la sortie du magma des représentations du bébé en clivant les objets en pôles opposés. Le Clivage entre le bon sein et le mauvais sein se fonde sur les mécanismes d’introjection et de projection. Le Clivage entre la bonne mère dispensatrice de tout le bon (processus d’introjection, absorption)

et la mauvaise mère, la sorcière de nos contes de fées. (Projection de tous les stimuli négatifs hors de lui-même).

On retrouve à l’état adulte ce mécanisme de défense de projection à l’extérieur avec la notion de bouc émissaire au niveau individuel et collectif qui a été développée par René Girard.

Le bon sein comble la faim avec amour, tendresse et présence, le mauvais sein est absent ou ne remplit pas le désir libidinal : sans amour, sans affection, sans envie.

Il y a un dualisme amour-haine.

A cette étape l’Autre n’apparaît pas comme un « objet total » comme on dit en psychanalyse, c’est-à-dire un sujet complet. Mais comme un objet partiel, divisé, tantôt tout bon, tantôt tout mauvais.

Cette phase de clivage permet au bébé de commencer à se repérer. Mais au prix d’une vision incomplète de la réalité et d’Autrui.

 

  1. La « phase dépressive » du 4ème mois à 1 an.  Du fait de son développement moteur, sensoriel, affectif et intellectuel, et de l’appui sur le psychisme maternel, l’enfant se trouve mieux armé pour lutter contre l’angoisse, vient alors la découverte, que c’est le même Autre qui est tantôt bon tantôt mauvais. Que la Mère (c’est-à-dire en fait l’environnement parental) est porteuse des deux aspects non séparés, le bon et le mauvais Cette découverte est très perturbante. La phase est dite dépressive du fait de l’intensité de la douleur et de la chute dans l’impuissance. L’enfant accède à une vision plus « réelle » : la mère est une seule personne entière et cet « objet total » est ambivalent. Ce n’est plus ou bon ou mauvais, mais et bon et mauvais. C’est ce qu’on appelle le passage du clivage à l’ambivalence. Je ne peux plus déclencher ma haine et ma violence contre le mauvais objet tout en gardant le lien si agréable avec le bon objet. Si je laisse libre cours à ma violence contre l’aspect mauvais de ma mère, je risque aussi -ce faisant- de détruire l’aspect bon, et de détruire la mère en totalité.

C’est donc bien plus inconfortable, car je dois gérer cette ambivalence et par conséquent gérer mon monde pulsionnel, et par conséquent avoir plus de sollicitude envers cet Autre dont je dépends et qui est un être complet. Plus inconfortable, mais aussi plus humain, et avec une vision plus juste, plus « réelle » de l’autre avec qui je suis en relation. Et au bout du compte une vision plus juste de moi-même. L’accès à l’ambivalence permet l’élargissement et l’affinement de la gamme des sentiments et émotions. Sa capacité à exprimer, à rendre ce qu’il ressent, à signifier participe à la maturation.

 

  1. La troisième étape dans ce processus est celle de la latence. Comment l’enfant va-t-il faire avec cette question de l’ambivalence ? Eh bien, il va recréer une séparation entre le Bon et le Mauvais mais sans que ceci ait la tournure violente du clivage initial. L’enfant trie entre ce qu’il garde et ce qu’il rejette sur un mode défensif plus léger. Un petit refoulement, pourrait-on dire.

Les enfants à cet âge adorent se repérer avec des critères simples : qui sont les bons et qui sont les mauvais ? Qui sont les cow-boys et qui sont les Indiens ? Etc. Il n’est pas souhaitable à cette étape de vouloir à tout prix leur faire comprendre que la tolérance envers l’ambivalence et l’ambiguïté sont le lot de la vision réelle. Lui ce qu’il veut c’est avoir une boussole qui lui indique clairement qu’il y a le Nord et le Sud et que ceux-ci sont radicalement opposés.

 

C’est alors que s’établissent les choix de ce que la technique psychothérapique du Dialogue Intérieur appelle les sub-personnalités dominantes et les sub-personnalités reniées, technique développée par Hal et Sidra Stone

L’enfant développe certains aspects de lui-même en fonction de son environnement, de ses identifications, de son histoire antérieure, et même tout simplement des « places » restantes dans la fratrie. Si un frère est très brillant scolairement, l’autre sera sans doute très fort dans le domaine sportif, etc. Mais, plus simplement, il y a des choix à faire, du moins ça se pose ainsi à cet âge-là : si je suis introverti, je ne suis pas extraverti ; si je suis diplomate, fin négociateur, alors je ne suis pas agressif –rentre-dedans pour imposer mes vues, etc. Une polarisation s’établit peu à peu qui privilégie certains pôles et refuse de donner de la place aux pôles opposés.

Progressivement un caractère se dessine, avec un dosage dominant de certains aspects, et le refus quasi inconscient (ou peut-être, en termes de mécanismes de défense moins lourds, une « mise à l’écart ») des aspects qui sont contradictoires face à ceux qui ont été sélectionnés.

Les expériences de base vont donner des croyances sur lesquelles l’enfant va fonctionner. Ces croyances sont à l’origine de valeurs spécifiques qui filtrent la vision du monde externe et interne et induisent les comportements de l’enfant. Il y a une sorte de cercle d’auto-entrainement car les différentes phases sont en lien les unes avec les autres et qu’il y a une répétition qui confirme le processus ;

 

Le fonctionnement tranquille

 

Tant que l’environnement, les circonstances de vie, l’état pulsionnel interne supposent le recours aux capacités existantes dans ce type de caractère, l’enfant ou l’adulte qu’il est devenu ne présentera pas de symptôme. Un problème se présente, les ressources du système interne savent comment le résoudre, tout se déroule sans trop de heurts. On pourrait comparer cela, en médecine, au système immunitaire qui s’est développé au fil du temps.

Mais le type de caractère choisi, du fait qu’il privilégie certains aspects et qu’il refuse certains autres, ne dispose pas de certaines fonctionnalités, certaines ressources, certaines solutions.

 

La crise ou la déstabilisation du système

 

Prenons un exemple. Une personne qui, pour des raisons X liées à son histoire, n’est pratiquement jamais agressive et résout les événements par la diplomatie souple. S’il arrive une situation qui requiert nettement de se mettre en colère, de poser des limites avec force, bref une situation qui demande l’usage d’une sub-personnalité reniée (l’agressive-coléreuse), que se passera-t-il ?

La sub-personnalité reniée, fortement stimulée, cherche à se manifester. Une pression interne demande à ce que l’agressivité soit utilisée dans cette circonstance. Mettons pour poser une limite dans une situation d’envahissement, ou d’abus. Mais les sub-personnalités dominantes refusent absolument ce recours et cette expression-ci ; pas question de montrer les dents et d’être en colère. Cette pression interne devient une sorte de lutte entre une majorité au pouvoir qui interdit l’expression (ex-pression), et une minorité qui voudrait absolument assumer ce qui doit être fait à ce moment-là. Et cette tension psychologique interne va se manifester par de l’angoisse. L’angoisse signale qu’il y a un conflit interne. La personne n’est pas en colère ou agressive, comme elle devrait l’être pour régler le problème : à la place, elle est angoissée. L’angoisse est le signe d’une lutte entre soi et soi comme la fatigue.

 

Imaginons que la personne cherche alors à faire disparaître l’angoisse, bien qu’elle soit encore soumise à la situation exigeant d’autres solutions, d’autres comportements que ceux qu’elle privilégie habituellement. L’angoisse augmente, la personne cherche à faire disparaître le signal (anxiolytiques, somnifères), la pression interne se somatise, les troubles somatiques sont ensuite eux-mêmes combattus, etc. la personne entre dans une vision d’elle-même de plus en plus fragilisée, handicapée au fil du temps. Elle perd la confiance en ses propres capacités.

 

En fait, en voulant faire disparaître le symptôme, elle cherche à résoudre les conséquences d’une situation interne mal traitée (maltraitée). On peut constater qu’un cercle vicieux s’enclenche, éloignant toujours plus de la solution adéquate, et dont le prix devient de plus en plus lourd. Les symptômes s’accumulent, le coût de tout cela est élevé. Vous comprenez alors une partie du titre de mon intervention : mon « cher » symptôme

Reste à comprendre où se situe le « Merci » que je propose d’envoyer à ce cher symptôme.

 

 

S’y prendre autrement

 

Eh bien, le Merci envoyé au symptôme va émerger si l’on prend le symptôme comme un signal, signal qu’il est tout à fait intéressant d’écouter, car il va me mener vers des solutions nouvelles et un élargissement de mes capacités.

 

En TBSI nous avons l’habitude de commencer par nous demander : « quel est le positif du symptôme ? ». On devrait peut-être dire plus exactement : « quel est le positif qui découlera dans ma vie si je tiens compte et si j’intègre la partie minoritaire, reniée, refusée, à l’origine du symptôme, et pourtant porteuse de richesses dont je me prive habituellement ?»… mais… c’est plus long à dire !

 

Par exemple pour la personne dont nous parlions précédemment, découvrir que dans certaines circonstances déployer clairement son agressivité permet le changement d’une situation insupportable, c’est une véritable libération. Ainsi peut-elle devenir plus complexe avec un caractère plus ambivalent : majoritairement souple et diplomate, mais aussi capable d’être ferme et agressive quand c’est nécessaire.

 

Un psychologue américain nommé Al Siebert a étudié les caractéristiques des survivants. Ceux qui survivaient dans des circonstances exceptionnelles avaient justement la caractéristique d’être complexes et ambivalents. En particulier ils pouvaient aussi bien s’appuyer sur leurs expériences antérieures que laisser complètement celles-ci de côté (avec leurs anciennes solutions) et se comporter alors comme des débutants innocents. Bref ils ne restaient pas prisonniers d’une seule carte mentale, d’un seul type de solution.

 

En résumé le symptôme, l’angoisse, le malaise nous invite à nous y prendre autrement. Nous invite à donner de la place à des aspects de nous-mêmes habituellement refusés. À devenir plus complexes.

 

Un repère nous est donné par l’école de Palo Alto lorsqu’elle propose un « virage à 180° », virage qu’en TBSI nous avons toujours à l’esprit. Ainsi pourrait-on dire à la personne qui nous sert d’exemple prototypique : « au lieu d’être diplomate, souple, compréhensif, là il s’agit pour vous de pousser un bon coup de gueule ! ». Bien entendu nous ne le dirons pas comme ça, sous peine de susciter les résistances et la peur. Mais nous allons introduire par exemple un dialogue entre deux parties psychiques et tâcher de donner ainsi la parole à la partie « sous le symptôme » celle qui, à défaut d’être reconnue et entendue, est obligée de passer par des biais somatiques ou psychiques.

 

Les bénéfices de cette approche

 

Je ne développerai pas ici comment nous allons permettre l’émergence, l’acceptation, la gestion de la complexité psychique, cette complexité qui va favoriser un éventail de solutions bien plus large face aux difficultés, puisque la personne se découvre riche d’aspects contradictoires. Elle peut être « diplomate et agressive » suivant les circonstances, elle peut « aimer quelqu’un et gérer la haine qui surgit parfois », etc. etc. Disons simplement qu’au point de vue technique nous allons avoir deux attitudes fondamentales :

 

  1. d’abord et avant tout ne pas chercher à faire disparaître ou diminuer le symptôme. Ce qui d’ailleurs conduit au respect : je ne traite pas un symptôme ou une maladie, je comprends que l’être humain en face de moi cherche une solution à travers ce symptôme.

 

  1. et du coup introduire du sens, chercher quand tout ceci a commencé, quelle est la partie minoritaire refoulée qui a été stimulée par la situation. C’est ce que nous appelons « chercher la ponctuation » : c’est-à-dire le « point » à partir duquel le système de la personne a commencé à être déstabilisé.

 

Je voudrais vous donner un exemple vécu : Christine vient me voir car elle est anxieuse, elle dort mal, elle est triste, morose, ce n’est pas l’extase avec son mari et au niveau de l’argent, elle sent qu’elle a un problème car elle est économe et un peu crispée sur cette question. Elle est mariée, a 2 enfants en bonne santé et réussit assez bien dans son travail d’enseignante. Sa mère est dépressive et a eu des problèmes dans sa vie d’enseignante (dans le même collège), de même la mère de sa mère était dépressive ; Son père était agriculteur et l’argent était toujours un problème.

 

Bref peut-être pas d’énormes problèmes dans sa réalité extérieure, mais un malaise psychique incontestable. Des solutions ont été essayées (le yoga, les activités) sans résultats. Son médecin l’a traité pour des problèmes biliaires. Finalement, elle me dit qu’elle a peur de devenir dépressive, comme sa mère.

 

Nous allons en quelques séances aborder cette subpersonnalité craintive, lui redonner de la place et la faire dialoguer. Au début elle voulait surtout dialoguer avec son mari, c’est à dire avoir une action sur l’extérieur, car cet extérieur lui semblait être la source principale de ses difficultés. Même si ce n’était pas faux, cela semblait moins efficace que travailler tout d’abord sur l’intérieur.  Nous en sommes donc arrivés à repérer chez elle cette subpersonnalité qui a besoin de sécurité et de protection, à la prendre en compte et à la réconforter. L’amélioration est devenue manifeste en seulement 3 à 4 séances.

 

On voit donc bien là que le symptôme (ici, l’insomnie, la tristesse) nous a permis de remonter à son sens et à la subpersonnalité reniée craintive insécurisée.

 

CONCLUSION

 

À l’intérieur de nous-mêmes, reconnaître nos contradictions, nos pôles opposés, représente une gestion psychique plus délicate. Les choses sont moins simples. Rien n’est totalement tout blanc ou tout noir. Mais l’acceptation de la coexistence de ces pôles opposés débouche sur des aspects très riches :

 

  1. disparition des symptômes pour lesquels Christine consultait : le sommeil revient, elle organise une fête pour son mari, elle est plus satisfaite de sa sexualité, ses relations conjugales se sont nettement améliorées, alors même que nous n’avons travaillé que sur l’intérieur
  2. la partie minoritaire s’exprime en clair (la petite fille craintive) et n’a donc plus besoin de passer par des expressions symptomatiques,
  3. allégement de la pression interne et de la lutte intérieure (source d’angoisse), d’où retrouvailles avec beaucoup d’énergie (en particulier dans sa sexualité)
  4. tolérance plus grande envers les comportements d’autrui (mari), ceux qui étaient refusés auparavant parce qu’ils étaient associés aux sub-personnalités reniées
  5. créativité et souplesse (organisation de la fête)

 

Au total la complexité psychique est source d’évolution et de richesse. Le symptôme nous permet d’être plus attentif à nous-même, à notre diversité, à notre souffrance. Nous nous comprenons mieux, nous sommes moins péremptoires mais aussi plus indulgents, plus tolérants et donc plus humains. Ce faisant nous sommes plus ouverts aux autres, à leurs difficultés. Nous sortons du jugement, nous sommes plus accueillants du fait de la baisse de nos défenses et donc plus en capacité de nous aimer et d’aimer les autres.

 

Et donc alors, oui, nous pouvons dire« Merci, mon cher symptôme » qui me conduit vers cette voie d’élargissement de mes capacités et d’enrichissement de ma vie.

 


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